
Valentino Rossi évoque son retrait des Grands Prix moto si ses résultats ne s'améliorent pas en 2020, mais prévoit un plan de secours s'il perd son guidon dans le team officiel Yamaha : intégrer l'équipe malaisienne SRT-Petronas ! Explications.
Avec seulement deux incursions sur la deuxième marche du podium en 19 courses, c'est peu dire que la saison 2019 de Valentino Rossi est décevante : l'italien n'a jamais été en mesure de se battre pour la victoire, qui lui échappe maintenant depuis plus de deux ans (GP des Pays-Bas 2017).
Pire : sa septième place au général est sa plus mauvaise sur une Yamaha, à égalité avec sa première saison chez Ducati en 2011 ! Et si la M1 n'est pas la Moto GP la plus rapide, son potentiel autorise néanmoins de meilleures performances comme le démontrent les réguliers coups d'éclats de Quartararo et le retour en force de Viñales durant le dernier tiers de saison.
Certes, continuer à occuper les avant-postes à 40 ans est déjà un exploit : Valentino Rossi fait toujours partie de l'élite, même si c'est de plus en plus difficile. Sans parler de sa renommée qui, elle, n'a pas pris une ride !
Lucide, le génie des Alpages se sait pourtant au pied du mur : son employeur et son image ne supporteront pas une mauvaise saison supplémentaire. De son propre aveu, l'expiration de son contrat avec Yamaha fin 2020 rimerait avec son inévitable retraite sportive...
"J'aimerais continuer, mais soyons réalistes : il faut être plus compétitif que l'an dernier, sinon mieux vaut arrêter", dévoile-t-il à la Gazzetta dello Sport, tout en assurant ne pas ressentir de pression pour son départ de la part de Yamaha.

"Yamaha croit en ma compétitivité, ils sont positifs à mon égard et c’est un honneur pour moi : c’est un grand luxe pour un pilote de s’arrêter quand il le décide. Habituellement, on vous met dehors !", rigole-t-il avant de faire une confession qui en dit long sur la réalité.
"J'aimerais rester là où je suis… Mais nous sommes trois pilotes pour deux places", analyse le Docteur en faisant référence à l'éclosion du prodige Fabio Quartararo - 5ème au général avec six pole positions et sept podiums - que Yamaha tient absolument à conserver dans ses rangs. Et on les comprend : Marquez lui-même désigne le jeune pilote français comme un prétendant au titre !
Si Fabio continue à progresser en 2020, son accès à la M1 officielle serait logique et mérité. Problème : si Rossi ne raccroche pas, Yamaha devra "sacrifier" Viñales, qui est à ce jour le seul à faire gagner la M1 ! Malin, le n°46 a donc échafaudé un plan de secours...
"Il faut donc penser à une troisième alternative : pour moi, même si c'est Petronas, ça n'a pas l'air d'être une mauvaise équipe et je ne vois pas une grande différence avec le team officiel", révèle-t-il. "Mais peut-être que Viñales partira ou que Quartararo changera de moto. Qui sait ?"

En clair : Valentino Rossi entame - sans avoir l'air d'y toucher - des négociations avec l'équipe de Fabio Quartararo, en suggérant d'échanger son guidon contre le sien ! Sûr que la structure malaisienne va étudier avec intérêt cette candidature inespérée pour un team avec seulement un an d'expérience en MotoGP !
L'association "Rossi-Morbidelli" chez Petronas présenterait en outre l'intérêt de réunir l'élève et le maître, puisque l'italo-brésilien provient de la filière VR46 Académy. Et pour le Sepang Racing Team, faire courir Valentino Rossi assurerait une exposition médiatique extraordinaire !
La boucle serait ainsi bouclée, tout en préservant les apparences : Yamaha ne devient pas le "constructeur-qui-a-viré-Rossi", tandis que ce dernier poursuit sa carrière avec moins d'obligations de résultats puisque dans un team privé. Une sorte de "parachute doré" pour le plus brillant des pilotes de l'ère moderne des Grands Prix !
Reste à savoir si le team SRT Petronas sera disposé à tirer sur la ficelle, avec le risque d'être associé au déclin du nonuple champion du monde des Grands Prix...
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Plateau : Les pilotes et leurs motos 2026
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31 mai : GP d'Italie
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21 juin : GP de République Tchèque
28 juin : GP des Pays-Bas
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09 août : GP de Grande-Bretagne
30 août : GP d'Aragon
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20 septembre : GP d'Autriche
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