Pixel impression
  • L'essentiel
  • -
  • En savoir plus...
PAROLE DE LECTEUR
Paris, le 13 février 2012

Pourquoi j'ai craqué sur la Ducati 1199 Panigale !

Pourquoi j'ai craqué sur la Ducati 1199 Panigale !

Pascal est un motard heureux : ce fidèle lecteur de Moto-Net.Com est le futur propriétaire d'une Ducati 1199 Panigale ! Avant notre essai cette semaine, nous avons voulu connaître ses attentes par rapport à la sculpturale Hypersport italienne. Interview.

Imprimer

Mercredi, sur le circuit d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis), Moto-Net.Com aura le plaisir d'essayer l'une des nouveautés 2012 les plus attendues : la Ducati 1199 Panigale (lire notamment notre Présentation de la 1199 Panigale).

Nous saurons alors si la "bête" de Bologne sera en mesure de s'installer au sommet de la hiérarchie des motos sportives, comme le suggère son hallucinante fiche technique (195 ch, 164 kg à sec, ABS, contrôle de traction, gestion électronique du frein moteur, cartographies d'injection sélectionnables, shifter, etc.).

Parmi les plus impatients de lire notre essai figure probablement Pascal, que beaucoup d'entres vous connaissent mieux sous le pseudo de "P6x".

Lecteur du Journal moto du Net depuis de nombreuses années, ce motard français expatrié aux États-Unis a eu un véritable coup de foudre pour la 1199 Panigale, dont il s'est commandé un exemplaire "standard" équipé de l'option ABS (lire encadré ci-dessous).

P6x, de la Bleue à la Panigale...

Originaire de la région parisienne, Pascal "P6x" connaît ses premiers émois en deux-roues avec une Motobécane AV 88 (la quatrième et dernière génération de la fameuse "Bleue") avant de passer à la vitesse supérieure sur une Gitane Testi Champion Super.

A 16 ans, une fois le permis en poche, il jette son dévolu sur une Suzuki T350 avec laquelle il roule été comme hiver. Au guidon de sa Suz', Pascal sillonne les petites routes, râpe occasionnellement son cuir sur circuit et participe avec sa bande d'amis motards à de nombreux rassemblements (Vikings, Charade, Trophée du Million, etc.).

En 1980, il s'expatrie et achète quelques années plus tard une Harley-Davidson Sportster 883. Muté au Nigéria en 1992, "P6x" revend sa Harley et décide de louer des motos pour des raisons pratiques. Féru de mécanique - gamin, il voulait devenir mécano sur des locomotives à vapeur ! -, ce passionné de moto compte 39 années de permis au compteur et avoue un net penchant pour le 2-temps, Kawasaki H2 en tête. Les motos japonaises six-cylindres des années 70 (Honda CBX1000 et Z1300) et la cultissime CB750 l'ont aussi marqué à vie.

Plus récemment, il a failli craquer pour une KTM Superduke ou une MV Agusta Brutale, mais lorgnait plus "raisonnablement" sur une BMW R1200GS ou une Ducati Multistrada 1200. "Et puis la Panigale est apparue. Et là, coup de coeur : amore a prima vista (coup de foudre en Italien, NDLR) !", nous explique Pascal qui est aujourd'hui installé au Texas (Etats-Unis).

Curieux de connaître ses motivations et ses attentes, Moto-Net.Com a contacté cet authentique passionné qui revendique un véritable achat "100% passion" : entretien avec Pascal, alias "P6x".

Moto-Net.Com : pour quelles raisons avez-vous craqué sur la Ducati 1199 Panigale ? Ses performances ? Son design ? Son contenu technologique ?
P6x : Je désirais posséder une Ducati depuis longtemps et je cherchais le modèle le plus approprié. Le gros problème c'est que j'ai une tendinite chronique de la main gauche, pour avoir trop conduit en ville depuis trop longtemps. Il me fallait donc une moto avec un embrayage demandant un effort mesuré. L'embrayage de la Panigale, sans être un modèle de douceur, me permettra enfin d'exaucer mon désir (comme la 848 avant elle, la 1199 délaisse l'embrayage à sec au profit d'un dispositif à bain d'huile à commande hydraulique, NDLR). Le shifter me facilitera aussi la tâche. J'aurais pu craquer pour une Monster avec APTC (Adler Power Torque Plate Clutch, le dispositif Ducati permettant de diminuer la force à exercer sur le levier d'embrayage et qui sert aussi d'anti-dribble, NDLR) . Mais je suis tombé amoureux de la Panigale. Tout m'a séduit chez elle : son épure, ses lignes et sa technologie ! Mais surtout, je me devais de récompenser Ducati pour oser "pondre" une Panigale dans un moment difficile. C'est justement ce dont on a besoin pour oublier le gris de la vie. Je m'imagine déjà la conduisant et je sais que ça va être des moments de bonheur permanents. Comme lorsque j'avais 16 ans : je prenais le guidon et j'oubliais tout ! Rien ne pouvait plus me toucher, j'étais au septième ciel et plus rien n'avait d'importance. Les performances ne m'intéressent que modérément. Je ne suis plus assez affuté physiquement pour pouvoir la pousser dans ses derniers retranchements. Je suis souple et coulé : je me laisse transporter.

Disponibilité et tarifs de la Panigale

  • Disponibilité : fin mars / début avril 2012
  • Ducati 1199 Panigale : 18 990 € (ABS + 1000 €)
  • Ducati 1199 Panigale S : 23 990 € (ABS + 1000 €)
  • Ducati 1199 Panigale Tricolore : 28 990 € (ABS de série)
  • M-.N.C. : Quel modèle avez-vous commandé : standard, S ou Tricolore ?
    P6x : Un modèle standard avec option ABS et plusieurs accessoires comme une selle confort, une sacoche réservoir et une autre à fixer à l'arrière, un silencieux "Racing", une bâche pour la couvrir et une béquille de stand (montant de l'addition : 3354,50 $ hors pose et hors taxes, soit environ 2543 €, NDLR).

    M-.N.C. : Quelle utilisation comptez-vous en faire ?
    P6x : Je compte aller travailler avec tous les jours ! Ensuite je participerai aux sorties organisées par le magasin Ducati. Il existe ici une fraternité qui s'approche un peu de celle que je connaissais lorsque j'ai commencé la moto en France. Il y a bien sûr une part de business, mais Ducati Store Austin, au Texas, organise des barbecues et des sorties. C'est l'occasion de rencontrer beaucoup de gens et je trouve ça assez cool !

    M-.N.C. : La répression laisse de moins en moins d'espace pour utiliser ce genre de moto sur route (sans compter qu'en France, le bridage amputera de presque moitié la puissance du twin !). Dans ces conditions, l'achat d'une telle moto a-t-il encore un sens ?
    P6x : Ceci ne s'applique pas au Texas. Ici on est libre de ne pas porter de casque et d'avoir des échappements libres. Je ne dis pas que je vais rouler sans casque ni enfreindre les lois, mais je me sens certainement plus libre ici qu'en France ! Pourtant, les accidents sont nombreux à Houston et téléphoner ou envoyer des textos n'est pas interdit au Texas... Il faut donc faire très attention. Mais au moins il n'y a pas de radars automatiques et la police ne vous arrête que si vous roulez vraiment au-dessus de la vitesse limite.

    M-.N.C. : Ducati fait preuve de beaucoup d'audace en investissant lourdement dans une catégorie en perte de vitesse commercialement parlant. Que vous inspire cette stratégie?
    P6x : Beaucoup de respect ! Ils ont parfaitement compris qu'aujourd'hui, on gagne davantage à donner la tendance à suivre plutôt que d'être assis à attendre que les autres innovent. Je me souviens de Ducati lorsque j'ai commencé la moto. J'avais un ami qui avait une 350 Desmo monocylindre. Il était obligé de changer les roulements de pied de bielle régulièrement s'il ne voulait pas tomber en panne. Le tournant de Ducati, ça a été la Mostro. Ils ont finalement commencé à comprendre qu'il fallait changer de stratégie et ça a été payant. Ils créent des motos qui donnent envie et l'audace, ça marche : la Desmosedici a été un triomphe, la Multistrada, la Streetfighter et surtout le Diavel. Mais le fonds de commerce de Ducati, ça reste la vitesse. Les motos de course sont leur vitrine et la Panigale confirme leur génie. Je suis convaincu qu'elle va faire un tabac !

    M-.N.C. : Affichée à 18 990 euros en France, la 1199 est une moto plutôt chère. Cette somme vous apparaît-elle justifiée au regard des performances annoncées ?
    P6x : En ce qui me concerne, ça n'a pas été un frein. Je ne pense pas que le prix soit entièrement dû aux performances annoncées, mais plutôt au nombre de motos que Ducati pense commercialiser. Je pense que ça va rester un marché de niche et donc le prix de revient est plus élevé. Ensuite il faut payer les composants, ça revient de plus en plus cher. Et puis il y a la marge. Comme c'est une moto destinée à une certaine catégorie de clients, je pense qu'on n'hésite pas à prendre 30%.

    M-.N.C. : La Panigale est la première Ducati à adopter un châssis de type monocoque. Or cette solution vient d'être abandonnée sur la Ducati de MotoGP, sous la pression de Valentino Rossi. Comment interprétez-vous ce choix ? Pensez-vous que cette décision puisse avoir une influence négative sur le succès commercial de la Panigale ?
    P6x : Les besoins d'une moto de compétition n'ont rien a voir avec une moto, certes sportive, mais destinée au grand public. Le châssis monocoque est une excellente solution, il offre un gros gain de poids et de place. Malheureusement, le moteur en L a posé problème en limitant la plage des réglages en compétition. C'est d'ailleurs dommage que Ducati ait attendu Rossi pour s'en apercevoir... Lorsqu'on a essayé plusieurs pilotes et qu'un seul d'entre eux est capable d'aller vite, il faut se remettre en question... Il aura fallu que ce soit Rossi qui sonne l'alarme. Enfin, mieux vaut tard que jamais ! Donc je n'ai aucun a priori vis-à-vis du châssis monocoque avec moteur porteur. C'est du tout bon !

    M-.N.C. : La Panigale est richement dotée sur le plan des assistances électroniques (ABS, cartographies d'injection, gestion du frein moteur, contrôle de traction, shifter, suspensions pilotées, etc.). D'après vous, ces technologies vont-elles devenir indispensables sur les Hypersports ? Sur quelles autres assistances aimeriez-vous voir les constructeurs plancher ?
    P6x : Je ne sais pas si ces technologies vont être indispensables sur les Hypersports, mais pour moi tout ce qui peut améliorer la sécurité devrait être proposé. En particulier le shifter, l'ABS, le contrôle de traction. Personnellement je verrais bien une boîte automatique façon "Tiptronic" Porsche. Plus besoin d'embrayage !

    M-.N.C. : Quelles questions aimeriez-vous poser aux ingénieurs chargés du développement de la Panigale que nous rencontrerons mercredi ?
    P6x : J'aimerais leur demander quels tests de fiabilité ils ont effectués pour s'assurer que l'électronique ne va pas tomber en panne, et quelle a été la durée totale de mise au point de la moto. J'aimerais aussi savoir pourquoi ils ne proposent pas une option avec un embrayage que l'on peut manipuler avec deux doigts, et quelle est la durée de vie théorique du moteur.

    Essai complet de la Ducati 1199 Panigale à suivre cette semaine sur Moto-Net.Com : restez connectés !

    .

    .

    Commentaires

    Ajouter un commentaire

    Identifiez-vous pour publier un commentaire.

    .

    Les derniers essais MNC

    Notre essai vidéo Suzuki SV-7GX 2026

Moto-Net.Com teste la nouvelle Suzuki SV-7GX, variante routière de l'inoxydable SV650. Un semi-carénage, un porte-paquets, un shifter bidirectionnel, une instrumentation TFT avec prise USB suffisent-ils à transformer le roadster en routière ? Le twin de 645 cc, accessible A2, a-t-il encore le répondant pour inquiéter la référence Tracer 7 ? Réponses dans notre essai, avec la liste de toutes ses rivales !
    Essai Ninja ZX-10R 2026 : la Kawasaki ailée qui ne vous vole pas ?

Pour 2026, Kawasaki a opté pour une évolution ciblée et stratégique de sa ZX-10R, retravaillant son aérodynamique, son instrumentation et son 4-pattes afin d'obtenir le tampon Euro5+. La Superbike y perd quelques chevaux, mais peut toujours rouler sur route et s'affiche au tarif ''kanon'' de 19 000 euros. MNC a testé la nouvelle Ninja au Vigeant. Gaz !
    Essai Suzuki SV-7GX : SV-raiment une bonne routière ?

Suzuki accorde une seconde jeunesse à sa populaire SV650 avec une variante inédite aux prétentions routières : la SV-7GX. Un semi-carénage, une boucle redessinée et plusieurs aspects pratiques se greffent aux côtés du V-Twin et du cadre treillis d'origine. Suffisant pour "Tracer" vers le succès ? Essai.
    Roadster 1 commentaire
    Essai QJMotor SRK 921 : quand la Chine fait du Brutale

Le constructeur de Wenling (Chine) profite de ses liens avec MV Agusta pour ressusciter le 4-cylindres de feue la Brutale 920 et créer un roadster sportif tapageur : la SRK 921. Essai de la plus sensationnelle des QJMotor.

    A lire aussi sur le Journal moto du Net

    Officiel : Jorge Martin et Ai Ogura chez Yamaha en 2027

Le team officiel Yamaha recrute deux pilotes Aprilia pour emmener sa future M1 d'usine de 850 cc : l'espagnol Jorge Martin et le japonais Ai Ogura, respectivement premier et quatrième au classement provisoire MotoGP 2026.
    Escale portugaise réussie de l'European H.O.G. Rally en 2026, cap sur la Croatie

La 32ème édition de l'European Harley Owners Group Rally vient de réunir des milliers de ''bikers'' à Cascais en cette fin juin 2026, pour quatre jours de rassemblement sur la côte atlantique portugaise. Au beau milieu de la fête, la firme de Milwaukee a fixé le prochain rendez-vous : mi-juin 2027 à Biograd na Moru, en Croatie.
    Triumph dévoile la BVL-VMX-900, un Scrambler ''Made in China''

Pour son retour en 2026, le concours international Triumph Originals réunit sept pays autour du thème ''Time Capsule''. Première révélée, la préparation BVL-VMX-900 est un Scrambler 900 radicalement réinterprété dans l'esprit des années 80. Une ma-chine signée par un atelier aussi rigoureux qu'inspiré : BVL Garage. Présentation.
    Fin du Demo Mode et prix cassés : KTM revoit sa stratégie commerciale

Le constructeur autrichien KTM, désormais aux mains du groupe indien Bajaj, change de braquet pour se relancer après un an et demi de difficultés financières et d'intenses restructurations. 
    Pratique 2 commentaires
    Officiel : Fabio Quartararo et Alex Rins quittent Yamaha

Yamaha officialise la séparation avec ses deux pilotes officiels, Fabio Quartararo et Alex Rins, à compter de la saison 2027. Si le niçois est attendu dans l'équipe officielle Honda, aucune offre ne serait pour l'instant contractualisée pour son voisin de box espagnol.
    Pays-Bas 3 commentaires
    La FFMoto restera au guidon du circuit Carole pour les 30 ans à venir

La Fédération Française de Motocyclisme vient de signer une nouvelle convention de service public de 30 ans pour gérer le circuit Carole (93). Un accord historique pour la seule piste moto d'Île-de-France, née il y a 46 ans (joli anniversaire !) et qui poursuivra sa mission unique en France : permettre à tous les motards de rouler vite, en toute sécurité, et gratuitement !
    Guide nouveautés 2026 : toutes les motos, toutes les infos

Toutes les informations sur les nouveautés moto et scooter 2026 : présentations, caractéristiques, prix, coloris, disponibilités et nos premiers essais MNC. Le guide le plus complet, marque par marque, c'est sur Moto-Net.Com ! 
    • En savoir plus...